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Ce n'est pas un groupe de masses, il ne bat pas non plus les records de ventes, mais Primal Scream a une recette qui lui permet de maintenir une légion d'adeptes fidèles. Il est sur la route depuis 1984, année où le groupe naît à Glasgow (Écosse) à l'initiative de celui qui a été le batteur de The Jesus And Mary Chain, Bobby Gillespie, cette fois en tant que chanteur et guitariste, ainsi que de Jim Beattie, qui a abandonné le groupe par après pour suivre son chemin dans Spirea X.
Le groupe a débuté en tant que formation de rock psychédélique avec l’intention de créer de la musique instinctive et fondamentalement en faveur de la nature humaine. À l’heure actuelle, il est passé du rock alternatif à l’acid. Ce fut un des groupes qui ont fait des années ’90 une décennie particulière, en innovant sur la scène de la pop britannique avec une nouvelle façon de faire de la musique, un groupe clé entre le rock et la dance.
Gillespie lui-même le définit ainsi: “Le rythme s’impose à la mélodie. Il est nécessaire de détruire l’idée même de chanson, d'exploiter les structures, d'échapper à la dictature de la mélodie. Le jour où j’ai fait ce pas, ce fut un grand moment de libération. Les mélodies parlent au cœur et les rythmes au corps. Et moi, je veux faire danser”.
Après avoir gagné l'estime des critiques et du public avec leurs premiers albums, les Primal Scream ont connu ensuite le succès et l'échec. En 1992, ils fracassèrent. Succès, drogue, argent… Il leur était impossible de se réunir pour enregistrer. Finalement, ils ont décidé de faire un disque de rock et, avec la production de Tom Dowd et George Drakoulias (The Black Crowes), ils lancèrent "Give Out But Don't Give Up" en 1994, de la critique désastreuse et échec des ventes.
Suite au fiasco et après un temps de réflexion, Bobby renaît de ses cendres et, aux côtés de son fidèle guitariste Andrew Innes, le groupe se lance dans la composition de la B.O. de Trainspotting. À partir de là, il continue à sortir des disques, entre autres son grandiose et obscure “XTRMNTR” en 2000, avec la nouvelle incorporation de Kevin Shieldsque.
| 1. Beautiful Future 2. Can't Go Back 3. Uptown 4. The Glory Of Love 5. Suicide Bomb 6. Zombie Man 7. Beautiful Summer 8. I Love To Hurt (You Love To Be Hurt) 9. Over & Over 10. Necro Hex Blues 11. The Glory Of Love (Single Version) 12. Urban Guerrilla 13. Time Of The Assassins
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Son dernier disque depuis lors, c’est “Beautiful Future”, sorti en 2008, deux ans après le précédent : “Riot City Blues” (2006). Un nouvel album qui, sous forme de retour aux sources, reprend toutes les facettes développées dans ses projets précédents, depuis la pop psychédélique au rock et à l’électro, réinventant ainsi sa nature même et se maintenant sur la brèche.
Gary Mounfield, “Mani” (ancien batteur de The Stone Roses, et membre de Primal Scream depuis onze ans), nous parle de l’enregistrement : "Comme à chaque fois que nous entrons en studio, nous n’avions pas de plan prédéfini, mais nous avions envie d’utiliser différents points de vue pour chaque morceau, au lieu de parier sur un son unique. Et le résultat est nouveau pour nous, une collection de chansons très accessibles qui sonnent super bien à la radio".
Des chansons peut-être accessibles, mais pas pour autant simplistes car, en ce qui concerne la source d’inspiration, ils sont de nouveau motivés à émettre une critique. Dans ce cas-ci, envers une société de plus en plus manipulée. "Nous essayions de faire un disque euphorique, et c’est là qu’arrive Bobby et il lui donne un virement, le transformant en quelque chose de vraiment sinistre. C’est comme un cheval de Troie. Si tu jettes un œil sur ‘XTRMNTR’, ce disque portait un regard pernicieux, indigné et gênant sur les guerres qui se passaient dans le monde. Sur ‘Beautiful Future’, je crois que Bobby se tourne vers la culture des célébrités et, tout comme le citoyen moyen, s’alimente des télé réalités et se détache de ce qui se passe réellement dans le monde".
Quant à ce qu’il leur reste à faire, Mounfield se montre sûr de lui-même : "Juste une chose : obtenir la reconnaissance qu’ils méritent vraiment. Nous sommes un putain de groupe de rock britannique, le meilleur des dernières années. Nous pouvons huer n’importe qui sur scène car nous sommes trop bons. Les meilleurs".
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