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VETUSTA MORLA TRIOMPHENT AUX PRIX UFI

Ce ne fut pas une surprise, Vetusta Morla ont été les grands vainqueurs des prix de l'Unión Fonográfica Independiente (Union Phonographique Indépendante), qui ont eu lieu pour la première fois samedi 4 juillet dernier. Des cinq catégories dans lesquelles ils étaient sélectionnés, les madrilènes ont remporté quatre prix comme meilleur artiste, meilleur disque, meilleur album rock avec “Un día en el mundo” et meilleure chanson avec “Valiente”. Le seul qui leur ait échappé fut le prix du meilleur artiste révélation qui fut décerné au groupe Nudo Zurdo.

Il faut rappeler que les groupes vainqueurs ont été élus par le public via Internet, parmi les nominations sélectionnées par un jury professionnel. Parmi les autres prix intéressants, il y avait le meilleur album pop, attribué au duo andalou Elastic Band; le meilleur album avant-garde pour Glitter Klinik; le meilleur album musiques du monde pour Mastretta; le meilleur disque de musiques urbaines remporté par les catalans La Kinky Beat; et enfin le meilleur groupe international, trophée décerné à Vampire Weekend. D'autre part, la UFI a octroyé le prix du meilleur média à Mondo Sonoro.

La UFI, association formée de 54 labels discographiques indépendants, a célébré pour la première fois cette cérémonie dans le but de récompenser et donner une reconnaissance au travail des professionnels de diverses disciplines, toutes liées à la musique “indé”. Au total, ils ont réparti 26 prix lors d'un gala dirigé et présenté par l'humoriste le plus alternatif de l'actualité, Joaquín Reyes.

 
PRIMAL SCREAM: "LE RYTHME S'IMPOSE À LA MÉLODIE"

Ce n'est pas un groupe de masses, il ne bat pas non plus les records de ventes, mais Primal Scream a une recette qui lui permet de maintenir une légion d'adeptes fidèles. Il est sur la route depuis 1984, année où le groupe naît à Glasgow (Écosse) à l'initiative de celui qui a été le batteur de The Jesus And Mary Chain, Bobby Gillespie, cette fois en tant que chanteur et guitariste, ainsi que de Jim Beattie, qui a abandonné le groupe par après pour suivre son chemin dans Spirea X.

Le groupe a débuté en tant que formation de rock psychédélique avec l’intention de créer de la musique instinctive et fondamentalement en faveur de la nature humaine. À l’heure actuelle, il est passé du rock alternatif à l’acid. Ce fut un des groupes qui ont fait des années ’90 une décennie particulière, en innovant sur la scène de la pop britannique avec une nouvelle façon de faire de la musique, un groupe clé entre le rock et la dance.

Gillespie lui-même le définit ainsi: “Le rythme s’impose à la mélodie. Il est nécessaire de détruire l’idée même de chanson, d'exploiter les structures, d'échapper à la dictature de la mélodie. Le jour où j’ai fait ce pas, ce fut un grand moment de libération. Les mélodies parlent au cœur et les rythmes au corps. Et moi, je veux faire danser”.

Après avoir gagné l'estime des critiques et du public avec leurs premiers albums, les Primal Scream ont connu ensuite le succès et l'échec. En 1992, ils fracassèrent. Succès, drogue, argent… Il leur était impossible de se réunir pour enregistrer. Finalement, ils ont décidé de faire un disque de rock et, avec la production de Tom Dowd et George Drakoulias (The Black Crowes), ils lancèrent "Give Out But Don't Give Up" en 1994, de la critique désastreuse et échec des ventes.

Suite au fiasco et après un temps de réflexion, Bobby renaît de ses cendres et, aux côtés de son fidèle guitariste Andrew Innes, le groupe se lance dans la composition de la B.O. de Trainspotting. À partir de là, il continue à sortir des disques, entre autres son grandiose et obscure “XTRMNTR” en 2000, avec la nouvelle incorporation de Kevin Shieldsque.

1. Beautiful Future
2. Can't Go Back
3. Uptown
4. The Glory Of Love
5. Suicide Bomb
6. Zombie Man
7. Beautiful Summer
8. I Love To Hurt (You Love To Be Hurt)
9. Over & Over
10. Necro Hex Blues
11. The Glory Of Love (Single Version)
12. Urban Guerrilla
13. Time Of The Assassins

Son dernier disque depuis lors, c’est “Beautiful Future”, sorti en 2008, deux ans après le précédent : “Riot City Blues” (2006). Un nouvel album qui, sous forme de retour aux sources, reprend toutes les facettes développées dans ses projets précédents, depuis la pop psychédélique au rock et à l’électro, réinventant ainsi sa nature même et se maintenant sur la brèche.

Gary Mounfield, “Mani” (ancien batteur de The Stone Roses, et membre de Primal Scream depuis onze ans), nous parle de l’enregistrement : "Comme à chaque fois que nous entrons en studio, nous n’avions pas de plan prédéfini, mais nous avions envie d’utiliser différents points de vue pour chaque morceau, au lieu de parier sur un son unique. Et le résultat est nouveau pour nous, une collection de chansons très accessibles qui sonnent super bien à la radio".

Des chansons peut-être accessibles, mais pas pour autant simplistes car, en ce qui concerne la source d’inspiration, ils sont de nouveau motivés à émettre une critique. Dans ce cas-ci, envers une société de plus en plus manipulée. "Nous essayions de faire un disque euphorique, et c’est là qu’arrive Bobby et il lui donne un virement, le transformant en quelque chose de vraiment sinistre. C’est comme un cheval de Troie. Si tu jettes un œil sur ‘XTRMNTR’, ce disque portait un regard pernicieux, indigné et gênant sur les guerres qui se passaient dans le monde. Sur ‘Beautiful Future’, je crois que Bobby se tourne vers la culture des célébrités et, tout comme le citoyen moyen, s’alimente des télé réalités et se détache de ce qui se passe réellement dans le monde".

Quant à ce qu’il leur reste à faire, Mounfield se montre sûr de lui-même : "Juste une chose : obtenir la reconnaissance qu’ils méritent vraiment. Nous sommes un putain de groupe de rock britannique, le meilleur des dernières années. Nous pouvons huer n’importe qui sur scène car nous sommes trop bons. Les meilleurs".

 
NUEVO DISCO DE EDITORS EN SEPTIEMBRE
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El cuarteto de Birmingham ha nunciado que su tercer disco de estudio estará en las tiendas el próximo 21 de septiembre. El sucesor de "An End Has A Start" (2007) saldrá bajo el título de "In This Light And On This Evening" y según su cantante, Tom Smith, el nuevo material está directamente influenciado por la grandilocuencia de Londres y todas las vivencias que tuvieron lugar mientras grababan en dicha ciudad.

El grupo ha comentado también que este álbum supone un “nuevo capítulo” en sus vidas y que uno de sus objetivos ha sido hacer un disco con más capas electrónicas sin dejar atrás su sonido rockero, al parecer, un murmullo electrónico rodea todo el disco, precisamente para imitar el ruido de la ciudad.

A la espera de algún adelanto aquí tenemos el tracklist de "In This Light And On This Evening":

‘Smokers Outside The Hospital Doors’
‘An End Has A Start’
‘The Weight Of The World’
‘Bones’
‘When Anger Shows’
‘The Racing Rats’
‘Push Your Head Towards The Air’
‘Escape The Nest’
‘Spiders’
‘Well Worn Hand’

 
VETUSTA MORLA COMMENCERA À PRÉPARER UN NOUVEAU DISQUE

Les morceaux de “Un día en el mundo” ont été composés avec tranquillité et sans hâte, et c'est de la même manière que Vetusta Morla relève le défi de poursuivre dans la ligne d'un des meilleurs disques de l'année 2008, album avec lequel ils ont remporté trois Prix de la Musique et ont été proclamés groupe révélation de l'année en Espagne.

Juanma Latorre, un des guitaristes du groupe, a annoncé qu'à la fin de l'année, quand se terminera la tournée en cours, ils commenceront à préparer un nouvel album: “Les chansons de 'Un día en el mundo', nous les avons faites avec patience et ce serait dommage de ne pas donner la même opportunité aux nouvelles car nous croyons qu'une grande partie de leur succès réside dans la tranquilité”. Et d'ajouter: “nous avons la chance d'être nos propres chefs, ainsi que personne ne nous met la pression pour qu'on sorte un nouvel album”. Il faudra donc attendre un peu, mais nous pouvons espérer qu'un nouvel album des madrilènes verra le jour l'année prochaine.

 
PLACEBO REVIENT PUOR PÉSENTER "BATTLE FOR THE SUN"

Brian Molko et Stefan Olsdal, anciens copains d’école, se sont rencontrés par hasard à la gare South Kensington du métro de Londres. Bien qu’ils ne s’étaient apparemment jamais parlé auparavant, ils se rendirent compte qu’ils avaient des goûts musicaux en commun et ils se lancèrent tout de suite dans la formation d'un groupe qu’ils baptisèrent d’abord Ashtray Heart et qu’ils appelleront ensuite Placebo.

C’est ainsi que débuta l’histoire de ce groupe anglais en 1994. Deux ans plus tard, ils sortirent leur premier album éponyme, un disque qui marqua l’histoire du rock et de la brit pop qui s’écoutait à cette époque et qui les propulsa immédiatement vers le succès, vendant plus d’un million de copies au Royaume-Uni et plus de 8 millions dans le monde entier. Leur principale caractéristique devint rapidement des tonalités obscures et des paroles ambigües.

Quinze ans après ses débuts et après cinq disques, Placebo vient de lancer son nouveau projet studio qui met fin à près de 3 ans de silence discographique suite au disque précédent " Meds" (2006). “Battle For The Sun” est le titre que le groupe de Brian Molko a choisi pour cet album, le sixième de sa carrière, sorti le 8 juin dernier.

Pour l’enregistrement, le groupe britannique a passé trois mois à Toronto dans les studios du producteur Dave Bottrill, qui a travaillé avec Silverchair, dEUS, Muse, Tool ou AFI et qui a remporté trois  Grammy. Les britanniques ont choisi Bottrill en se basant principalement sur les travaux que celui-ci a réalisés pour le groupe Tool et avec l’intention de se maintenir totalement éloignés des maisons de disques afin d'avoir ainsi le contrôle total sur chacun de leurs morceaux. Les mix ont été réalisés par Alan Moulder qui a travaillé avec des groupes comme My Bloody Valentine, Nine Inch Nails ou Smashing Pumpkins.

Selon Molko lui-même, ils ont fait un disque à l’esprit joyeux. “Battle For The Sun” est vif et brillant. Ils ont voulu, avec ce disque, retrouver l’espoir, après 13 ans de carrière musicale : "Nous avons fait un disque sur le choix entre la vie et vivre, entre sortir de la pénombre ou entrer dans la lumièr".

Molko est entièrement optimiste envers son nouvel album : "Je me trouve dans un état d’esprit très positif" affirme-t-il, mais il nuance tout de même, malgré la lumière que dégage le disque, il ne faut pas non plus "tourner le dos à l’obscurité, car elle est là ; elle fait partie de ce que tu es". "Bien que le disque parle surtout du choix de rester dans la lumière du soleil".

Il s’agit également du premier album avec le nouveau batteur Steve Forrest depuis que Steve Hewitt a quitté le groupe en octobre 2007. Molko et Olsdal ont repéré Forrest, californien de 22 ans, qu’ils connurent en 2006 alors qu’il faisait partie du groupe Evaline qui passa en première partie d’une de leurs tournées aux Etats-Unis. Le chanteur explique qu’ils cherchaient une personne enthousiaste et dont la venue pourrait les motiver eux-mêmes, "nous voulions quelqu’un qui expérimente pour la première fois tout ce que nous avions déjà expérimenté et dont l’enthousiasme nous sortirait de notre lassitude et nous ferait nous sentir comme des enfants à nouveau".

Sur ce sixième album, les Placebo ont voulu faire paraître leur travail plus personnel. Pour cela ils ont décidé de continuer de leur côté quand le contrat avec Virgin Records se terminait, et c’est ainsi qu’ils ont fait l’enregistrement eux-mêmes et se sont limités à signer quelques contrats de distribution. Comme le fait remarquer Molko lui-même : "Il y a encore beaucoup de vie dans le vieux chien". Ils veulent tout de même remercier tous les labels qui se sont intéressées à eux : "Nous avons eu beaucoup de chance d’avoir eu tant de maisons de disques qui voulait signer notre disque, cela veut dire beaucoup, et davantage après avoir passé douze ans à sortir des disques".

 
CHRIS CORNELL REND HOMMAGE A MICHAEL JACKSON

Chris Cornell, qui avait déjà enregistré sa propre version du morceau “Billy Jean” sur son album en solo “Carri On” en 2007, a voulu rendre hommage au roi de la pop récemment décédé, en l'interprétant en direct le 27 juin dernier au festival suédois Peace & Love.

Cornell a également exprimé quelques paroles émouvantes à propos de la mort de Michael Jackson: “J'étais en route pour Berlin après un concert en Pologne. À une heure du matin, j'ai entendu la nouvelle et j'ai ressenti une tristesse immédiate. Je me suis souvenu de quand j'avais 6 ans et que je voyais les Jackson 5 sur notre télévision noir et blanc. Ses frères étaient bons, mais lui, il avait une auréole autour de lui. C'était une superstar à douze ans. Il avait de la magie! J'ai enregistré, par hasard, une version de “Billie Jean”, et j'hallucine toujours de l'accueil qu'elle reçoit chaque fois que je la joue. Il avait un talent incroyable, et ses actions furent souvent mal interprétées. J'espère que les médias seront généreux et se rappelleront du génie et qu'ils n'essaieront pas de grappiller du fric dans les tabloïds avec le côté de sa vie qui l'a converti en prisonnier. Je crois qu'il le mérite bien”.

Nous avons ici l'enregistrement, réalisé par un fan, de l'hommage que Cornell a rendu à Michael en Suède:

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